Financement participatif ou crowdfunding : définition, principe et avis

Picture of Vincent | financetarente

Vincent | financetarente

Le financement participatif, également connu sous le nom de crowdfunding, est une méthode de collecte de fonds qui permet aux particuliers et aux entreprises d’obtenir des financements pour leurs projets. Cet article vous présente la définition du financement participatif et ces principes, les différents types de crowdfunding existants, les rendements potentiels, les plateformes disponibles et les risques associés à cette pratique.

Définition du financement participatif

Le financement participatif est un moyen de lever des capitaux en faisant appel à un grand nombre d’investisseurs individuels ou institutionnels. Il fonctionne grâce à internet, où les porteurs de projet publient leur idée sur une plateforme de financement participatif, décrivant ainsi l’objectif du projet, le montant recherché et la durée du financement. Les investisseurs choisissent ensuite de soutenir ces projets en apportant des contributions financières.

Les différents types de crowdfunding

Il existe plusieurs formes de financement participatif qui varient selon la nature de la contribution exigée des investisseurs :

  • Donation : dans ce modèle, les investisseurs soutiennent un projet sans attendre de retour sur investissement. Ils peuvent cependant recevoir des récompenses non monétaires, comme des produits ou services offerts par le porteur de projet.
  • Récompense ou prévente : les investisseurs reçoivent une contrepartie sous forme de produit ou service en échange de leur contribution. Ce modèle est souvent utilisé pour le financement de projets créatifs, comme le lancement d’un nouvel album musical ou la production d’un film.
  • Prêt participatif : les investisseurs prêtent de l’argent au porteur de projet, qui devra rembourser ce prêt avec des intérêts. Il offre un rendement financier aux investisseurs et est généralement utilisé pour financer des projets d’entreprise.
  • Investissement en capital : dans ce cas, les investisseurs acquièrent des parts dans l’entreprise en échange de leurs contributions. Ils peuvent alors profiter de la croissance de l’entreprise et percevoir des dividendes ou réaliser des plus-values lors de la revente de leurs actions.
Lire aussi :  Avis La Première Brique : investir dès 1 euro!

Rendements du financement participatif et crowdfunding

Le rendement potentiel du financement participatif dépend du type de crowdfunding choisi :

  1. Pour les modèles de donation et de récompense/prévente, il n’y a généralement pas de rendement financier pour les investisseurs. Ils bénéficient toutefois d’une satisfaction personnelle en soutenant des projets qui leur tiennent à cœur et peuvent recevoir des contreparties non monétaires intéressantes.
  2. Dans le cas du prêt participatif, les investisseurs perçoivent des intérêts sur leur prêt, ce qui constitue un rendement financier. Les taux d’intérêt proposés par les plateformes varient en fonction du risque lié au projet, mais sont généralement compris entre 5 % et 12 % par an.
  3. Enfin, pour l’investissement en capital, les rendements proviennent des dividendes versés par l’entreprise ou de la revente des actions. Ils sont plus difficiles à estimer car ils dépendent du succès futur de l’entreprise concernée. Le potentiel de gains est donc plus élevé, mais les risques associés le sont aussi

Les plateformes de financement participatif existantes

De nombreuses plateformes de crowdfunding ont été créées ces dernières années pour répondre à la demande croissante de financement participatif. Elles se distinguent par leur domaine d’activité, leur mode de fonctionnement et leur audience :

  • Ulule : cette plateforme française propose principalement des campagnes de financement par récompense/prévente pour des projets artistiques, culturels et solidaires.
  • Kickstarter : ce site américain est très populaire pour le financement de projets créatifs (arts, design, technologie) grâce à un système de prévente de produits.
  • Lendopolis : cette plateforme française se spécialise dans le prêt participatif aux entreprises, avec des taux d’intérêt attractifs pour les investisseurs.
  • Anaxago : ce site français propose notamment des investissements en capital dans des startups innovantes et des projets immobiliers.
  • Wiseed : cette plateforme offre des opportunités d’investissement en capital dans des PME prometteuses et des projets immobiliers durables.
Lire aussi :  Qonto : une solution bancaire optimisée pour les entrepreneurs et PME

Risques du financement participatif

Les risques associés au financement participatif dépendent également du type de crowdfunding :

  • Donation et récompense/prévente : le principal risque est que le porteur de projet ne soit pas en mesure de mener à bien son projet ou de livrer les contreparties promises. Les investisseurs doivent donc s’assurer de la crédibilité du porteur de projet avant de soutenir une campagne.
  • Prêt participatif : il y a un risque de non-remboursement des fonds prêtés si l’entreprise rencontrée des difficultés économiques. Pour limiter ce risque, il est conseillé d’analyser sérieusement le potentiel du projet et de diversifier ses investissements.
  • Investissement en capital : les risques sont liés à la performance de l’entreprise ou du projet immobilier dans lequel on investit. Ce type de placement comporte des incertitudes importantes et peut entraîner une perte partielle ou totale des capitaux investis.

Avantages et enjeux du financement participatif

L’un des atouts majeurs du crowdfunding réside dans sa capacité à créer un véritable lien entre porteurs de projet et contributeurs :

  • Les porteurs de projet bénéficient d’une source alternative de financement par rapport aux dispositifs classiques (banques, business angels…), tout en ayant l’occasion de tester leur concept auprès d’un public potentiellement intéressé.
  • Les contributeurs, quant à eux, peuvent soutenir directement des initiatives qui les passionnent et avoir le sentiment de prendre part, à leur échelle, au développement d’idées novatrices et prometteuses.

Cependant, le recours au financement participatif s’accompagne aussi d’enjeux majeurs. Il importe notamment de protéger les participants contre d’éventuelles escroqueries ou dérives financières. C’est pourquoi une législation spécifique encadre désormais cette pratique.

La législation autour du financement participatif

En France, la régulation du crowdfunding est assurée depuis 2014 par plusieurs autorités :

  • L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) sont en charge de superviser les plateformes de crowdfunding, qui doivent obtenir un agrément spécifique pour exercer leur activité. Les règles établies concernent notamment le seuil maximal de collecte et l’obligation de transparence sur les risques encourus par les investisseurs.
  • Les plateformes d’intermédiation en financement participatif (IFP), consacrées au prêt participatif, doivent également être immatriculées auprès de l’ORIAS (Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance) et respecter un certain nombre de critères relatifs à la protection des clients.
  • Enfin, les plateformes proposant des placements en capital sont soumises à la réglementation boursière, avec des obligations spécifiques en termes d’information et de conseil aux investisseurs.
Lire aussi :  Adopte un Pony : Vélos et trottinette en revenu partagé

Règles fiscales liées au crowdfunding

Les revenus tirés du financement participatif sont également soumis à une fiscalité particulière :

  • Pour les contributions sous forme de dons, les sommes reçues sont en principe non imposables et exonérées de TVA, à moins que la contrepartie offerte ne s’apparente à une vente.
  • Dans le cadre du prêt participatif, les intérêts perçus par les prêteurs sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Toutefois, un système d’abattement spécifique est prévu pour les investissements réalisés via des plateformes agréées.
  • Enfin, les revenus générés par les placements en capital (dividendes, plus-values) sont soumis au régime fiscal applicable aux titres financiers, suivant des modalités précises selon les cas.

Ainsi, bien que toujours en plein essor, le financement participatif est désormais encadré par une législation adaptée à ses spécificités, contribuant à protéger les participants tout en permettant aux projets de se réaliser grâce au soutien de la communauté. Cette vision globale des différentes facettes du crowdfunding nous montre toute son étendue et confirme sa place dans les pratiques de financement actuelles.

Les perspectives offertes par les différentes formes de financement participatif sont multiples avec de bons profits à la clé. Cependant, il est important pour les investisseurs intéressés de bien comprendre les particularités de chaque modèle de crowdfunding et de se renseigner sur les porteurs de projets afin de minimiser les risques encourus.

Une note à nous donner pour cet article ?

Cliquez sur le nombre d'étoile qui vous semble juste

Note moyenne de l'article (par nos lecteurs) 0 / 5. Décompte des votes: 0

Aucun vote pour l'instant ! Soyez le premier à évaluer cet article ♥

Les articles récents

Développe ton éducation financière et finance ta rente toi aussi !